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VILLE DE PHNOM PENH - ទីក្រុងភ្នំពេញ

INTRODUCTION

Phnom Penh est bien l’une de ces capitales d’Asie en effervescence perpétuelle, et même si par ses dimensions relativement modestes, la ville n’a pas l’envergure d’une Bangkok ou Ho-Chi-Minh, elle reste encore agréable pour les promeneurs qui décideront d’y flâner sans risque de s’y perdre.

Point névralgique du Royaume où se concentre une bonne partie de la vie économique du pays, investisseurs de tous horizons participent à la métamorphose de la ville et contribuent à la dynamique de développement exponentielle du pays.

Ainsi, vous verrez les installations les plus modernes côtoyant des habitations précaires à l’extrême, les boutiques de luxes et autres salons de thé se multipliant aux côtés des silhouettes des nombreux marchands ambulants qui occupent les trottoirs de la ville.

Ville de contraste donc, comme vous pourrez le voir également à travers l’intéressante cohabitation entre les bâtiments de style colonial français et les toutes dernières tours modelées par les Coréens et autres constructeurs ambitieux.

Mais la ville aux Quatre Bras, la Perle d’Asie, telle qu’elle fut nommée il y a fort longtemps, reste une ville d’histoire, une histoire pas toujours tendre qui retrace le chemin mouvementé suivi par le Royaume durant tout le 20e siècle, du Protectorat français à la chute du régime khmer rouge…

ORIGINES DE PHNOM PENH



L’histoire veut qu’autrefois, une dame âgée répondant au nom de Penh, vivant dans une maison bâtie sur une colline à proximité des berges de la rivière aux quatre bras, vit un beau jour les environs de sa demeure envahis par les eaux. Non loin de la colline, elle aperçut un tronc d’arbre Koki flottant non loin des berges de la rivière.

Aidée de ses voisins, elle hissa le tronc sur la terre ferme, et alors qu’elle s’appliquait à le débarrasser de la boue qui l’entourait, elle trouva, dans le creux de l’arbre, cinq petites statuettes, dont quatre étaient des Bouddhas faits de bronze, et la dernière, une divinité Neak Ta, taillée dans la pierre. Ces sculptures sont alors emmenées en grande pompe jusqu’à la maison de la grand-mère,  qui fait construire un abri pour y placer les quatre statuettes.

C’est toutefois au milieu du 19e siècle, sous l’impulsion du roi Norodom 1er qui y construit son palais, que Phnom Penh se métamorphose et prend des proportions de grande ville. 
Finalement, madame Penh et ses voisins décident de construire un temple sur la colline, qui sera dédié au culte des divinités recueillies dans l’arbre, qui lui servira de matériau pour les piliers du temple. Les bonzes sont invités à résider dans l’enceinte de ce temple, appelé depuis Wat Phnom Daun Penh, ou Wat Phnom, lieu de fondation de la ville de Phnom Penh.
Plus concrètement, la ville de Phnom Penh aujourd’hui capitale du royaume khmer est fondée au cours du 15e siècle, pendant le règne du roi Srey Soryopor, qui, contraint d’abandonner Angkor Thom après une défaite contre les Siem installe sa capitale dans la province de Kompong Cham.

PHNOM PENH LA MODERNE

Phnom Penh connaît depuis quelques années un essor immobilier énorme, qui remodèle la ville en profondeur dont on peut constater les transformations au jour le jour.

Foule d’établissements, notamment dans le domaine de l’hôtellerie-restauration ouvrent et ferment leurs portes chaque jour.
La première tour haute, la Canadia Tower, a émergé du sol il y a presque 3 ans maintenant, et les promoteurs immobiliers, en provenance de Corée du Sud notamment, se lancent à leur tour à la conquête du ciel. La Gold Tower, un immense projet de 42 étages, digne des complexes ultra modernes que l’on trouve à Séoul, marque maintenant l’angle des boulevards Sihanouk et Monivong, les principales artères du centre ville, de sa silhouette inachevée –cette construction pharaonique est interrompue depuis plusieurs mois et ne reprendra a priori pas de sitôt.

D’autres projets menés à bien, tels la Phnom Penh Tower, proposent maintenant des milliers de mètres carrés de bureaux disséminés dans la ville, tandis que les environs de la tour Canadia sont en passe de devenir le quartier financier de la capitale, avec la sortie de terre prévue fin 2012 du non moins ambitieux complexe ultra-moderne Vattanac…



Des barres font leur apparition dans le paysage urbain, les maisons traditionnelles de bois sont délaissées et rasées au profit de nombreux petits immeubles résidentiels qui proposent des appartements de tout confort tandis que certains bâtiments de l'architecture coloniale et d'avant guerre disparaissent. Les champs qui constituaient la périphérie de Phnom Penh disparaissent pour laisser place à de nombreux Borei, ces sortes de quartiers villes nouvelles où les maisons, toute semblables, à mi-chemin entre la villa et le compartiment chinois, s'alignent autour d'un centre mettant à disposition toutes sortes de commodités: marché, salle de sport...

A n'en pas douter, l'émergence et la multiplication de ces nouveaux types d'habitats finiront par modifier la façon de vivre des habitants de la capitale...