visiting-cambodia.com
Vous êtes ici : Accueil > Infos pratiques > Transport > Cyclo, Tuk tuk et Moto...

CYCLO, TUK TUK ET MOTO DOUB

CYCLO

Cyclo attendant des clients devant le Musée National à Phnom Penh

Croyez le si vous voulez, mais le cyclo-pousse -cyclo en khmer, a été inventé… par un français,  à la fin des années 30. Il fait son apparition en 1937 à Phnom Penh… où il est probablement en train de vivre ses dernières heures. Les silhouettes un peu décharnées de ces Cambodgiens perchés sur leur siège se déplaçant en silence dans le trafic dense de la ville moderne, restent pourtant parmi les images marquantes de la capitale.

Ces conducteurs de cyclo, sont en général issus des classes les plus pauvres, souvent venus de la campagne pour travailler et assurer des revenus à leur famille restée sur place, ils passent pour la plupart leurs nuits dehors, dormant dans le siège passager de leur véhicule… Passé le moment où vous hésiterez à faire appel à un cyclo –dur dur de les faire pédaler en plein cagnard, vous apprécierez le déplacement… silencieux ! C’est un transport majoritairement utilisé par les locaux, par les femmes cambodgiennes notamment, qui aiment à faire appel au cyclo pour assurer leur trajet de retour entre le marché et la maison.

Des initiatives à destination des touristes organisent des tours de la capitale en cyclo, mais la densité du trafic allant toujours augmentant, il finira par être difficile pour les cyclo de continuer à se déplacer dans la ville…

A Phnom Penh, vous trouverez des cyclos autour des marchés : marché O’russei, vieux marché, marché central, marché Kandal, marché Olympic…

TUK TUK

Les Tuk-Tuk cambodgiens, appelés aussi « remork » ou « kong bei » localement, sont bien différents de leurs confrères thaïlandais. Point de triporteur à moteur bruyant en vue, les Tuk-Tuk sont de petites remorques à deux roues pourvues d’un toit et de deux sièges, accrochées à une moto. C’est un moyen de transport populaire ici, on peut y monter à plusieurs, voire, à beaucoup… Il sera également un moyen pratique si vous faites des achats volumineux ou avez à déménager quelques objets.

Il est plutôt agréable de se déplacer en tuk-tuk en ville où à la campagne –quand la qualité des routes le permet, comme à Phnom Penh ou à Siem Reap. On y est protégé du soleil tout en profitant du bon air –un peu moins à Phnom Penh où l’air commence à être assez pollué sur les grands axes pendant les heures de pointe.

Parfois, des motos trop vieilles vous feront avancer comme une tortue rhumatisante, mais prenez votre mal en patience vous profiterez mieux ainsi du paysage. Ne vous gênez pas pour signaler à votre chauffeur si à l’inverse il roule trop vite ou imprudemment !

Vous pourrez demander les services d’un Tuk-Tuk au trajet, à la journée ou demi-journée. Le tarif dépendra alors du parcours que vous souhaitez effectuer et du nombre de personnes à embarquer… Certains chauffeurs de Tuk-Tuk parlent bien anglais, et feront office de guide le temps de la journée…

Mettez vous toujours d’accord sur le prix avant de partir… Les tarifs dépendront souvent de votre capacité à négocier… sans vous fâcher ! Comptez 12 $ la journée pour le petit circuit des temples d’Angkor –un peu plus en haute saison, et les tarifs monteront parfois à 20 $ si vous vous rendez vers des sites un peu plus éloignés tels que Beng Mealea ou Kbal Spean

A Phnom Penh, vous pourrez louer les services d’un Tuk-Tuk à la journée pour 12$ environ, un peu plus pour vous rendre à Oudong ou Kien Svay. Une traversée de la ville ne devrait pas vous revenir à plus de 3$.

Vous trouverez des tuk-tuk dans les grandes villes du pays, mais dès qu’il s’agira de partir à la campagne, une moto supportera mieux les chemins cabossés…

Sachez que l’achat de la remorque seule –sans la moto, coûte à son acquéreur environ 1000$, ce qui représente pour certains un sacré investissement ! Emprunts à la banque ou achats groupés, le Tuk-Tuk partage parfois son temps entre plusieurs chauffeurs… Vous verrez ainsi souvent accrochés au dos des remorques de petits panneaux de publicité qui rapporte environ 5$ par mois au propriétaire de l’engin. 

MOTO DOUB OU MOTO TAXI

Moto Doub, du français « Moto double », est le moyen de transport le plus pratique et le plus répandu du pays. Vous verrez des Cambodgiens assis sur leur vieille moto presque chaque coin de rue, et qui lèveront le doigt à votre passage en vous hélant « Moto », ils (à ce jour nous n’avons rencontré qu’une seule fois une femme moto-doub) sont les fameux moto-taxis, avec qui vous pourrez négocier le montant de votre course.

Les tarifs se font, comme pour les tuk-tuk, à la journée ou à la course, en fonction de la distance parcourue. Aucune course ne se négociant en général pas en dessous de 2000 riels.

A Phnom Penh, aux abords des lieux touristiques, comme le marché russe, le palais royal et les quais, comptez quasiment diviser par deux le prix proposé de prime abord pour arriver à un tarif raisonnable… L’argument de choc étant que les prix de l’essence et du riz sont chers, il vous faudra parfois passer un peu de temps pour arriver à un prix convenable.

Pour être sûrs d’arriver à bonne destination, évitez de montrer les plans ou de donner les noms des rues, en général peu connus, essayer d’indiquer le nom d’un marché ou d’une pagode se situant à proximité du point où vous voulez vous rendre. Vous pourrez après sur place obtenir des informations plus précises.

Comme pour les tuk-tuk, mettez vous toujours d’accord sur un prix avant de partir… Soyez toujours munis de petites coupures de 500 et 1000 riels, car la plupart du temps les moto doub ne vous rendront pas la monnaie, arguant qu’ils n’ont pas de change…

Si vous restez un peu sur place, et que vous avez besoin d’effectuer des trajets réguliers, vous pouvez tout à fait envisager de vous mettre d’accord avec un moto-doub pour l’engager à la semaine ou au mois…

Pour la petite histoire, sachez que la version « écolo » du moto-doub existait encore il y a une petite dizaine d’années. On pouvait trouver en ville des Kang-doub ou vélo-taxis, qui vous transportaient pour une somme  dérisoire d’un point à l’autre de la ville…