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LA MUSIQUE CAMBODGIENNE

La musique, dont le mot khmer ភ្លេង « phleng » vient de លេង « leng » et signifie « s’amuser » « jouer », est un art prépondérant, vecteur important de culture et de cohésion sociale pour l’ensemble des habitants du Royaume, rythmant le quotidien de chacun sous de multiples formes.

MUSIQUE TRADITIONNELLE

Ainsi qu’en témoignent certaines scènes des murs des temples d’Angkor, la musique fait partie du quotidien des Khmers depuis des temps ancestraux.

Au Cambodge, elle revêt un aspect tour à tour magique, permettant l’accomplissement de certains rituels de possession, comme la musique Arek, spirituelle, accompagnant les cérémonies religieuses, funéraires ou mariages, ou bien encore divertissement, telle la musique d’agrément Mohaori, dans l’enceinte du Palais Royal ou improvisée par les orchestres de musique populaire et folklorique dans les campagnes.

Tout la connaissance de ces musiques se transmettent oralement de maître à élève.

Bien que la guerre ait vu la disparition de nombreux maîtres et joueurs chevronnés portant une sérieuse atteinte à la pratique ces différentes formes de musique, la musique traditionnelles reste malgré tout au cœur de la société khmère, rythmant de façon immuable les événements principaux de la vie des Cambodgiens.


MUSIQUE MODERNE

Comment ne pas évoquer les kyrielles de chansons de variété produites localement, qui résonnent dans tous les karaokés du royaume, portées par nombre de freshie élevés au rang de stars nationales le temps de quelques chansons, et qui sont souvent inspirées des productions musicales du Japon, de la Corée –également extrêmement populaire au Cambodge pour ses séries télévisées romantiques.
Nombre de chansons passant en boucle sur les écrans de télévision des restaurants et cafés sont de simples reprises de hit vietnamiens ou thaïlandais réinterprétées en khmer.

Depuis quelques années, le hip-hop, par ailleurs fort apprécié dans les clubs locaux, se développe en langue khmère.

Il serait enfin inconcevable de ne pas évoquer « l’Empereur de la chanson khmère » Sin Sisamouth, disparu pendant le régime khmer rouge, qui, avec Ros Serey Sothea, représente encore tout l’âge d’or du Cambodge des années 60 et reste le chef de file d’une variété khmère aux textes poétiques.