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 KOK KANTEL, DES NATTES DE JONC CAMBODGIENNES TISSÉES À LA MAIN

Tissage de "Kantel", natte de jonc cambodgienne - Province de Kandal, Cambodge

Accessoire indispensable à tous les foyers khmers, le kantel, natte de jonc, se retrouve dans toutes les pièces de la maison. Installé sur une sorte de large table basse en bois, on s’y assoit pour partager un repas, recevoir des visiteurs, travailler ou encore dormir. On retrouve également de très belles pièces dans les pagodes, où elles sont utilisées tapissent souvent les sols du Vihear –bâtiment principal de la pagode, où fidèles et bonzes viennent s’installer pour méditer et prier.

Si le traditionnel jonc est souvent remplacé par des nattes de plastique bon marché importées des pays voisins, des tisseurs de la province de Kandal et de Kompong Cham perpétuent ce savoir-faire artisanal traditionnel qui a malheureusement de nos jours, tendance à disparaître.

Séchage du "Kok", jonc local, qui sera utilisé pour le tissage de nattes cambodgiennes - Province de Kandal, Cambodge

Artisanat typiquement féminin, le Kok, jonc local cultivé parfois directement par les tisseurs de kantels, est trié puis préparé, fendu dans le sens de la longueur, avant d’être mis à sécher.

Une grand-mère range ses bottes de jonc teintées qui serviront au tissage des kantels - Province de Kandal, Cambodge

Les joncs sont teints et séchés à nouveau avant d’être assortis par les tisseurs en fonction des motifs plus ou moins colorés et élaborés qu’ils choisiront de tisser.
Bottes de joncs teintes pour la réalisation de kantel - Province de Kandal, Cambodge

Deux personnes sont nécessaires à la réalisation d’un kantel : une personne sélectionne les tiges de jonc et les insère une par une dans le métier en prenant garde à bien suivre les motifs préalablement décidés.

Métier à tisser et tisseuses de Kantel, natte de jonc cambodgienne - Province de Kandal, Cambodge

Une autre, installée sur le métier procédera au tissage proprement dit. Ces gestes répétés permettent d’achever le tissage une pièce en une journée.

Les bords de la natte ainsi obtenue sont ensuite noués puis bordés d’un fin ourlet de coton ou de soie colorée. Le tapis terminé est ensuite lissé à l’aide d’une noix de coco vide et coupée en deux, qui permet de supprimer les extrémités de jonc qui peuvent parfois dépasser du tissage.

Métier à tisser le kantel, artisanat cambodgien - Province de Kandal, Cambodge

Les nattes produites sont en général achetées par des commerçants qui les distribuent dans les marchés. À Phnom Penh, on trouve des nattes finement travaillées autour du marché O’russey, ainsi qu’au marché russe.

Les magasins d’artisanat proposent des modèles personnalisés, dont les motifs et les couleurs plus naturelles sont plus adaptées au goût des éventuels acheteurs occidentaux.